• hanternoz Poésie

    ...Des mots d'un bout du monde...

    Sur ce blog, quelques poèmes

     

    La copie partielle ou complète d'un poème ne peut se faire sans autorisation de l'auteur.
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  • Le vieux monsieur

     
    Le vieux monsieur 
      
    Un vieil homme s'invite au bistrot plein de monde. 
    Le geste embarrassé de son corps engourdi 
    L’emporte lentement vers une table ronde, 
    Il voudra deux mousseux puisque sonne midi. 
      
    Il est endimanché comme pour une fête, 
    Un joli complet clair, le bout du pied luisant. 
    Le bon petit vin blanc qui lui chauffe la tête 
    Le montre tour à tour bavard ou s’apaisant. 
      
    Un être face à lui, (c’est du moins ce qu’il semble, 
    Un fantôme apparu ?), l'écoute, lui répond. 
    C’est ce que dit sa main qui s’agite et qui tremble 
    En trinquant dans le vide au passé moribond. 
      
    J’observe longuement, cerné de rêves sombres, 
    Le spectacle émouvant de l’amour décharné, 
    L’étrange rendez-vous à mi-chemin des ombres, 
    D’un vieux monsieur vêtu de charme suranné. 
      
    Saisissant une étoffe il efface une larme, 
    Car déjà la conscience éloigne la torpeur. 
    La solitude arrive et tranche comme une arme 
    Un espoir qui devient une peine en son cœur. 
      
    Quand il se lève enfin puis dépose, impavide,
    Quatre pièces d’argent sur un plateau de bois, 
    Un verre à moitié plein puis l’autre ... à moitié vide, 
    Que veux- tu que je pense à voir ce que je vois ? 
     
    Hz
    Flamme d'or de la poésie néoclassique 2010.
    http://www.flammesvives.com/ 

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  • Le pain du boulanger

     

    Le pain du boulanger 

      

    Sa paupière est si lourde et la nuit si présente. 

    Chacun dort bien au chaud mais il faut s’éveiller. 

    Son œil à la fenêtre en quittant l’oreiller 

    Voit dans l’obscurité le matin qui s’invente. 

      

    Que s'apaise le temps, que gronde la tourmente, 

    L’avant de la vitrine il va l’ensoleiller 

    De senteurs, de douceur à nous émerveiller, 

    Son travail est celui qui précède la vente.

      

    La pelle, le calot, la lame et le pétrin,

    Jamais on ne les voit, jamais on ne devine,

    Quand le beurre et le blé nous enflent la narine, 

    Les secrets du fournil cachés comme un écrin.

      

    Mais les croissants dorés, les petits pains câlins 

    Sont bien nés d’une main qui forme la farine.

    Si l’artisan s’endort à présent que l’on dîne, 

    Son rêve nous emporte aux ailes des moulins !

     

    Hz

     

    Anthologie poétique Flammes Vives 2018.

     http://www.flammesvives.com/

     https://www.facebook.com/Fournil-Philippe-de-Stang-Bihan-284916872457944/

     


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  • Coucher de soleil vagues océan mer plage 1920x1200 fond d'écran

     

    La fée Morgane 

      

    La plage s’endormait. L’horizon flamboyant 

    lentement déclinait et s'empanachait d’ombre. 

    Le soleil se noyait comme un vaisseau qui sombre 

    Et mourait dans l’éclat d’un instant rougeoyant. 

      

    J’aimais tant ces sentiers à l’heure du couchant. 

    Quand le flot de l’été s’approchait de la dune, 

    Il épousait l’argent pour envoûter la lune,

    Une vague bruissait qui se voulait un chant. 

      

    Votre main dans la mienne et mon cœur se troublait. 

    Séléné promenait sa douceur opaline.

    Au long de nos chemins, cette essence divine,

    Envoûtante, flottait dans l'air et me comblait.

     

    L'aube noire a chassé les cieux illuminés. 

    Les vents ont déversé des plaintes sibilantes, 

    Les rêves qu'on accroche aux étoiles filantes 

    Ont fui loin dans l’espace et sont disséminés. 

      

    Quand mon âme aujourd’hui m’entraine au bord de l’eau, 

    C’est qu’elle aime à pleurer la langueur océane, 

    Où cherchant dans la nuit la divine Morgane, 

    Suit les traces des pas qu’efface le rouleau. 

     

    Hz


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  • Le ciel pollué de Paris, le 23 septembre 2014.

      L’aube noire

     

    L’aube agonisante est brumeuse, drapée de crêpe noir.

    Elle couvre l’horizon d’une ombre nostalgique de la nuit qui s’enfuit…

    L’air méphitique, asphyxié de carbone, s’appesantit de scories que vomissent déjà des volutes infâmes, quand la pointe du jour n’a pas même achevé son avènement.

    Les toits mornes, enlaidis d’humidité, s’étalent en cortèges de râteaux métalliques qui labourent et oxydent un ciel asthénique sans jamais ensemencer ici quelque fleur suave, quelque fruit délectable.

    L’ondée maussade invite à la mélancolie !

     

    Où donc est l’océan sauvage et capricieux ?

     

    Loin, bien loin de cet étouffant édredon de grisaille qu’étire à l’infini la ville besogneuse, dans son tintamarre de moteurs grognants et nauséabonds, de klaxons incessants, d’urgences innombrables, d’autobus et de métros pressés !

     

    L’océan…

     

    Je l’imagine aimable et caressant, apaisé du cri de l’oiseau marin, heureux du souffle d’un vent léger sur l’oyat souple et docile, amoureux de l’ocre d’un soleil naissant.

    Ou bien s’éveille-t-il dévastateur et dominant à l’assaut du rivage, écume rageuse sur la dune, fracas assourdissant sur le rocher de granit insensé d’orgueil et d’arrogance?

     

    Quelle humeur salée baigne l’estran de mon enfance, quand apparaît ici un matin livide, triste et désespéré et que je commence à peine à rêver ?

    Hz

     

    Flamme d’or 2017, décernée par Flammes Vives.

    Prix du comte de Lautréamont, Prose poétique.

    http://www.flammesvives.com/


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  •  

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    Presqu’île

     

    Quel indicible lien sait mon cœur attacher

    A ce bout de Bretagne entouré d’océan ?

    Un regard est sur Sein, un autre sur Ouessant,

    Quand l’horizon succombe à l’heure du coucher.

     

    A ce bout de Bretagne entouré d’océan,

    La lumière sublime une beauté sauvage,

    Un dieu dans sa jeunesse a rêvé ce rivage

    Et fondu dans le roc, l’empreinte d’un titan.

     

    Un regard est sur Sein, un autre sur Ouessant.

    Quand hurle la tempête on devine la plainte,

    Chacun dans ce pays reconnaît la complainte,

    Un marin voit sa fin, un autre voit son sang !

     

    Quand l’horizon succombe à l’heure du coucher

    Mon âme se délasse à contempler la dune,

    Le mouvement des flots amoureux de la lune,

    Le menhir érigé , fut-il phare, …ou clocher ?

    Hz

     

    "Ici j'ai découvert la vérité du monde"
    Tout le secret de ma solitude, de ma méditation, conséquemment de mon prudent silence, gît là."
    (Poète Saint-Pol-Roux – Camaret, Le Boultous - 1922)


    Dicton populaire :
    Qui voit Molène, voit sa peine.
    Qui voit Ouessant, voit son sang.
    Qui voit Sein, voit sa fin! 

     

    La Presqu'île de Crozon est située à l'extrémité ouest de la Bretagne, au centre du Finistère.

    Sa côte magnifique et déchiquetée est en forme de croix, bordée d'océan sur trois côtés.

    Les falaises somptueuses ont ici conservé la trace d'un passé volcanique très lointain.

    ( volcan que j'apparente à un titan dans ce poème).


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  • Poème

     

    La feuille de papier, sans âme et silencieuse, 

    Rêve sur sa pâleur un message galant, 

    Un poème d’amour, au charme ensorcelant, 

    Puisé dans l’encrier d’une plume audacieuse. 

      

    L’écriture se pense et doit être astucieuse.

    Chaque vers déposé qui semble nonchalant 

    S'émeut à vous offrir un plaisir enjôlant, 

    La rime est un paraphe, on la veut délicieuse ! 

      

    Quand elle sait orner joliment le vélin, 

    Que les mots sont choisis, tissés comme du lin, 

    L’empreinte de l'auteur se pose sur la page.

      

    Si la douce émotion rencontre votre cœur, 

    Peut-être direz-vous : "Mon Dieu, cette liqueur..." 

    Comme on goûte un bon vin, connaît-on le cépage?

     

    Hz

     

    Anthologie poétique Flammes Vives 2012.

    http://www.flammesvives.com/


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  • L’âme "papillon"

    Sais-tu ce qu’est ton âme "papillon" ?

    Pour appréhender l’enchantement de la vie, ses éblouissantes facultés à s’épanouir dans la diversité, dans la force ou la fragilité,

    Il te faut bien une âme.

    Cette petite fleur qui ne demande qu’à devenir belle, aux coloris étourdissants, aux senteurs joyeuses de vagabondage au gré de vents indécis,

    une âme…

    Arrose-la de tendresse, réchauffe-la d’amour, sois plein d’attention.

    Elle est une rivière paisible qui rêve d’océan.

    Elle te révèlera ce qu’est l’essence véritable du monde…

     

    Tu voudras interroger le chêne séculaire ?

    Sa voix rauque d’écorce te parlera longtemps, plus ils sont vieux, plus ils ont de choses à dire !

    Les arbres causent entre eux…

    Entends leurs feuillages aux diverses saisons.

     

    La forêt silencieuse est bruyante...

    Ça cancane, ça commère, ça plaisante,

    Ça se dispute, ça ronfle …dans le calme apparent.

     

    Vois le ruisseau pressé, comme il fuit d’une pierre à l’autre.

    Il n’a pas une seconde à lui.

    Lève les yeux vers ces nuages si légers, si voyageurs,

    Ils t’apportent l’eau que tu boiras demain !

     

    Tout est vibrations, aime les sons, les couleurs,

    A chaque fantaisie ses fréquences !

     

    Sois brindille et ploie sous la brise, sois rossignol au chant clair, sois fourmi travailleuse.

    Sois vagues impétueuses et rocher impassible,

    Sois orage qui gronde, aurore vaporeuse.

    Sois volcan coléreux, sois neiges en décembre.

    Sois arc-en-ciel après l’ondée, sois fontaine limpide.

    Sois prédateur, proie, vis, meurs,

    et renais au printemps.

     

    Donne mais n’attends rien, sois humble, médite, apprends,

    Retiens bien toutes les leçons…

     

    Émerveille-toi de la beauté, pleure avec qui souffre, cultive l’empathie.

    N’invente pas ton Dieu, Il est tout autour de toi.

     

    Libère ton âme-chrysalide, elle est la grâce du papillon…

     

    Laisse le vent caresser ta peau, l’averse mouiller ton cou,

    Enlève ce chapeau qui t’enserre le front, incline le bien bas…

     

    Devant la nature.

     

    Hz


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  • IMG 0125

     

    Hivernale

    La neige a déposé son manteau de velours,

    Un froid matin d’hiver éveille une aube pâle.

    Chaque flocon qui tombe est une blanche opale,

    La nature aujourd’hui veut de nouveaux atours.

     

    Un froid matin d’hiver éveille une aube pâle,

    La sombre et longue nuit ne sait durer toujours.

    La nature aujourd’hui veut de nouveaux atours,

    Ô mon âme vois-tu la douceur qui s’étale ?

     

    La sombre et longue nuit ne sait durer toujours,

    Un rayon de soleil et février détale.

    Ô mon âme vois-tu la douceur qui s’étale ?

    Au cœur qui se languit, reviennent les beaux jours !

     

    Un rayon de soleil et février détale,

    Il emporte l’hiver et les mortes amours,

    Au cœur qui se languit, reviennent les beaux jours

    D’un printemps qui séduit toute fleur apétale...

     

    Hz


    Anthologie poétique Flammes Vives 2012.

    http://www.flammesvives.com/

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  • Résultat de recherche d'images pour "cage oiseau ouverte"
     

    La leçon de dessin

    Quelques couleurs, un peu d’eau 

    Une toile, un pinceau. 

    Et la voix du maître s’élève 

    Et la voix du maître résonne, 

    Dans les oreilles des élèves 

    Qui attendent que midi sonne. 

    Et la voix leur dit mes enfants 

    Vous avez tous les instruments 

    Et juste le temps qu’il vous faut 

    Pour me dessiner l’oiseau. 

    Aussi l’enfant rêveur 

    Esquisse sur sa page 

    Un oiseau dans sa cage, 

    Aux plus belles couleurs, 

    Aux proportions divines 

    Plumes longues et fines, 

    Et l’enfant lui dit :"chante 

    Comme encore jamais un oiseau n’a chanté !" 

    Mais l’animal reste muet. 

    Sans doute à cause des barreaux, 

    Pense l’enfant dans son enfance, 

    Et se saisissant du pinceau 

    Lui propose la délivrance 

    Par un bel arbre aux longues branches 

    En l’échange de ses barreaux. 

    Mais l’oiseau n’est pas plus bavard, 

    Son œil est devenu hagard 

    Et son plumage ébouriffé. 

    Aussi l’enfant désemparé 

    Du pinceau se ressaisit, 

    Efface l’oiseau joli, 

    Puis redessine alors la cage 

    Avec la porte grande ouverte 

    Et pour l’œil étonné du maître 

    Il écrit au bas de la page : 

    Il s’est envolé... 

    Hz


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  • DSCF0264

     

    Le Guénéron 

     

    Vieux Guénéron, je sais ta peine, 

    Triste marin si loin du port. 

    Larmes d’océan sont la mort 

    Qu’un vent soulève à perdre haleine. 

     

    Amphitrite la grande reine, 

    À chacun sut jeter un sort, 

    Vieux Guénéron, je sais ta peine, 

    Triste marin si loin du port. 

     

    Quand parfois sous la lune pleine, 

    Il écoute un air, il a tort! 

    Flots bercez le quand il s’endort, 

    Au chant d'hypocrite sirène, 

    Vieux Guénéron, je sais ta peine. 

    Hz

     

     Ce poème est un rondel, une forme de poésie articulée sur un principe de répétition, à l'origine, il pouvait être musical.

    Cette forme était nécessaire pour ce poème, la répétition des vers est comme le mouvement de la mer.

    Le Guénéron est un ilot que la marée éloigne chaque année, un peu plus des côtes. L'océan conquiert son espace, petit à petit...

    Le Finistère est terre de légendes et l'on se rappelle par ici que certains gros rochers furent naguère des géants que Dieux ou Déesses transformèrent en rocs. C'est ce passé diffus que j'évoque ici.

    Amphitrite est une Néréide, fille de Nérée et de Doris. 

    Épouse de Poséidon, elle est déesse de la mer et des mondes aquatiques. 


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  • Résultat de recherche d'images pour "deux coeurs"

    Les deux cœurs

     

    Deux cœurs purs en la maison

    Ravissent chaque saison.

    Elles sont faites ainsi, 

    L’une est belle et l’autre aussi.
     

    Deux fillettes sur mon cœur 

    Posent un amour vainqueur, 

    Aimantes, elles sont ainsi, 

    L’une est belle et l’autre aussi. 

      

    Elles aiment à plaisanter, 

    Elles inventent la gaieté.

    De l’esprit, elles ont ainsi, 

    L’une est belle et l’autre aussi. 

      

    Elles grandissent si vite, 

    L'avenir toujours s'invite, 

    Impatientes, elles sont ainsi, 

    L’une est belle et l’autre aussi .

      

    Mes deux filles, ma fierté, 

    Saurai-je assez répéter, 

    Qu'en mon cœur chantonne ainsi, 

    L’une est belle et l’autre aussi ?

      

    Deux roses dans mes pensées, 

    Maintenant chacun le sait, 

    Il en va toujours ainsi, 

    L’une est belle ... et l’autre aussi ! 

      

    (Papa) hanternoz 


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  • Vidéos. L’ouragan Dorian, un monstre « sans équivalent », a atteint les Bahamas 

    Ravage

     

    Une colère explose et son rugissement

    Irascible délivre une fougue sauvage.

    L’océan furieux dévaste le rivage

    D'une lame au reflet du ciel, en son tourment.

     
    La rafale affolante érige un châtiment

    Qui déchire le ciel et du haut de sa rage,

    Elle tue, elle broie, elle inflige un ravage,

    L’ouragan forcené n’a pas de sentiment. 

     
    Les yeux sur l’horizon, je contemple l'abime.

     Quand bien même l’effroi, la tempête est sublime…

    Grand fauve magnifique enfui de sa prison

     

    Il court à perdre haleine et tandis qu’il s’épuise

    Au long de son chemin griffe et mord sans raison,

    Farouche est son instinct, si cruelle sa guise !

     

    Hz

     

    Cataclysme Jeudi 15 octobre 1987 : Une tempête venant des Açores est annoncée. Elle arrive avec un peu de retard mais davantage de force.


    C'est un véritable ouragan, une appellation en principe réservée aux zones tropicales.
    Tout commence par une petite dépression qui atteint la pointe de la Bretagne vers 18 h.


    Trompeuse, elle ne correspond pas à la chute barométrique vertigineuse observée.
    Une autre dépression, très creuse, arrive du Sud-ouest .


    On mesure une vitesse de vent de 200 km/h sur Ouessant, 220 à Penmarc'h.
    Elle va tracer sa route à l'ouest d'une ligne golfe du Morbihan-Rennes-Deauville, dévastant tout sur son passage à travers Finistère et Morbihan, Côtes-d’Armor et Ille-et-Vilaine, Manche et une partie du Calvados.


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    L’aube dernière

     

    Une aube arrivera, ce sera la dernière.

    Offrant à mon regard un avant goût des cieux,

    Elle aura la couleur du  temps de mes adieux,

    Lorsque la mort voudra mon âme en boutonnière.

     

    Aurai-je un clair azur à la brise légère,

    Au dessus de la mer, pour chant religieux,

    Le  cri des goélands,  le soleil radieux,

    Et le vent parfumé d’une onde printanière ?

     

    Sur l’horizon peut-être, un gros nuage noir 

    Fera que le matin me paraîtra le soir,

    Le proche et le lointain s’uniront dans la brume,

     

    La corne sonnera, qui guide les bateaux.

    Alors je partirai léger comme l'écume,

    Au bout de l’infini, loin des tristes tombeaux.

     

    Hz

    Anthologie poétique Flammes Vives 2019.


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  • La croix

     

    La croix 

     

    Couleurs du levant 

    La vague se fend 

    Au bateau qui longe, 

      

    Mélange savant 

    Du vent qu’on entend, 

    Du salin qui ronge, 

      

    Sur le flot mouvant 

    Une croix s’étend 

    Belle comme un songe, 

      

    Rivage émouvant 

    Et mon cœur attend 

    Et le jour s’allonge, 

      

    Un monde est vivant,

    Le temps se suspend 

    A l’oiseau qui plonge…

     

    Hz

     

    La presqu'île de Crozon est située à l'extrémité Ouest de la Bretagne, au centre du Finistère.
    Sa côte magnifique et déchiquetée est en forme de croix, entourée par la mer sur trois côtés.


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    Abîme d’enfance 



    La tristesse en tes yeux grossit une rivière

    Qui dévale ta joue et tu baisses le front. 

    Courbée en ton chagrin comme par un affront, 

    Tu veux taire un sanglot qui brille à ta paupière. 

      

    Le désespoir s'étend sur ton cœur, tu gémis.

    Il est un océan qui déroule sa lame

    Et cogne mille fois aux rives de ton âme, 

    Des crépuscules noirs aux matins endormis.

      

    Les beaux princes charmants, les fantasques chimères, 

    Les carrosses dorés, les chevaux alezans, 

    Disparaissent soudain quand je vois tes dix ans 

    Chanceler et sombrer dans des larmes amères. 

      

    Sommeille mon enfant, je connais des trésors ! 

    Chargés sur des vaisseaux qui vont lever les voiles, 

    Ils voguent dans la nuit jusqu’au bout des étoiles, 

    Pour peupler l’infini de lumières et d’ors... 

     

    Hz


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  • Résultat de recherche d'images pour "pleine lune"

     

    L’amie Lune

    Lune, berce mon front d'une douce lumière,
    Aiguise tous mes sens, éveille mon esprit.
    A l’heure où tout s'éteint, comment par un écrit
    Poser l’or de la nuit sur une page entière ?

    Comme un gros chat s’endort à l’heure casanière,
    Devant l’âtre ronflant qu’un bon maître nourrit,
    Le poète songeur dans son âme chérit
    La soyeuse lueur, sensible et familière.

    Aussitôt que paraît l'astre silencieux,
    A côté d’une étoile en l'infini des cieux
    Naissent des océans et des iles lointaines !

    Dans un cœur où le rêve efface  la raison,
    Le flot veut emporter sur ce vaste horizon,
    Des vaisseaux fabuleux et de grands capitaines !

     

    Hz


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  • Horizons délabrés et brumes délétères, 

      

    Abîmes de ma nuit, vos sombres ornements 

      

    Nécrosent mon étoile aux tristes firmaments, 

      

    Ténébreuses vallées aux frontières austères ! 

      

    Est-il une raison quand chaque soir venu 

      

    Ravage infiniment les débris désolés ? 

      

    Néant vaste et sordide aux rêves envolés 

      

    Outrage la beauté d’un jardin bien tenu, 

      

    Zénith abominé d’un hiver au front nu ! 

     

    Hz


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  •  

    Résultat de recherche d'images pour "oeuf triste"

     

    La cinquantaine  calvitie

     

    Chaque âge de la vie apporte quelqu' attrait !

    Voici ce qu'on prétend à l’homme qui vieillit,

    Pour adoucir un front qu'une ride assaillit,

    Jurant : « mais tu fais jeune ! », en prenant l’air distrait.

     

    Livrant aux quatre vents mon crâne délesté,

    Voici ma cinquantaine et sa triste tonsure,

    Quelques ans passeront... las! J’aurai fière allure,

    Arborant morne et gris ce caillou dévasté.

     

    Ronsard le comprenait : « ô marâtre nature ! »

    Feue la rose, mignonne et feue ...ma chevelure !

    Faut-il dont qu’à l’instar de mon contemporain,

     

    Je boive ce nectar? la belle sinécure !

    Au déclin du sommet, serai-je ainsi contraint

    Comme un autre à clamer : « Ma foi, je n’en ai cure ! »?

     

    Hz

    Mar 6 oct 2009 

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  • Dames Lunes

     

    Dames Lunes

     

    Dames Lunes, l’une luit,

    L’autre s'habille de  nuit.

    Lune blanche et Lune noire,

    L’une ébène et l’autre ivoire ?

     

    Dames Lunes, l’une nuit.

    A midi comme à minuit

    On ne sait l’apercevoir.

    Lune quel est ce pouvoir ?

       

    L’une invente les marées

    Voudrait les nuits chamarrées,

    L’autre conte des histoires,

    Farfadets en nos mémoires ?

    À l’heure où tout devient gris

    Sorcières et mistigris

    Animent de vieux manoirs

    Mandragore et philtres noirs ? 
     

    Faut-il aimer Séléné

    Sur un char illuminé 

    Portant la douceur du soir ?

     

    Faut-il redouter Lilith,

    Un sombre démon l’habite !

    Sortilège ... et vieux grimoire ?

    Hz

     

    Mar 2 mar 2010

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  • Rose éternelle naturelle sous cloche (livraison offerte) - fleurs-eternelles.fr

    Rose de cœur


    Une rose se fane au jardin de mon cœur.

    Je contemple à son pied, posé sur un pétale,

    Un chagrin qui s’étire et doucement s’étale,

    Au printemps qui s’enfuit, un hiver est vainqueur. 

     

    Pour apaiser mon âme la petite fleur

    Fragile se dévoile à l’heure matinale,

    Son arôme évapore une brume automnale,

    La grâce de son teint chasse toute laideur.

     

    Rien ne dure ici-bas qu’un mauvais vent n’effeuille,

    A certaine saison la nature s’endeuille

    Et répand alentour le parfum des adieux. 

      

    La lumière s’éteint sur toute porte close.

    Dans un monde oublié de l'astre radieux,

    Une beauté s’endort, une larme l’arrose. 

     

     Hz


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  •  La triste vérité

     

    La triste vérité

     

    La nature prenait une teinte automnale,

    Un vent froid parcourait la plaine et la glaçait.

    Votre  âme s’attristait d’une plainte atonale,

    Je voyais le ciel noir au loin, qui menaçait.

     

    Un vent froid parcourait la plaine et la glaçait,

    Une feuille tombait doucement de la branche.

    Je voyais le ciel noir au loin, qui menaçait,

    Ce souvenir grossit en mon cœur et s’épanche.

     

    Une feuille tombait doucement de la branche,

    Ô saison que n’es-tu cet éternel été ?

    Ce souvenir grossit en mon cœur et s’épanche,

    Je lisais en vos yeux la triste vérité.

     

    Ô saison que n’es-tu cet éternel été

    Sublimant l’horizon dès l’heure matinale?

    Je lisais en vos yeux la triste vérité,

    La nature prenait une teinte  automnale.

     

    Hz 


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  • La petite fabrique à poésie d'Hanternoz.

    https://lesecondsouffle.fr/la-petite-fabrique-a-poesie-dhanternoz/


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  • Jean  

      

    Ils étaient nés sous la mauvaise étoile aux pires des moments  

    Une petite étoffe aux couleurs du soleil cousue aux vêtements  

    Pauvres gens …

    La folie meurtrière est déshumanisée dans le chef allemand,  

    Le sang des innocents s’est écoulé longtemps, le malheur est gourmand. 

    Pauvres gens …

    Des hommes de progrès simples et courageux recueillent un enfant,  

    Qui vivra désormais, le monstre est terrassé, le matin triomphant. 

    Braves gens …


    Mais les nuits et brouillards ne s’évaporent pas comme gouttes de sang. 

    Un hommage est rendu aux cadavres perdus tout au fond d’un étang,  

     Brave Jean...

    Un poète a grandi qui chante les maudits engloutis par le temps,  

    Prêche le souvenir pour enfin garantir un éternel printemps,  

    Brave Jean …

    Je garde ton sourire et je garde ta voix et je sais ton talent. 

    Et nous sommes millions à regretter déjà le verbe turbulent,  

    Brave Jean …

    Le poète a raison, tes rimes à jamais dans des espace-temps,  

    Relieront les humains et voudront que demain, l’on pense à toi longtemps.  

      

    Merci Jean… 

    Hz


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  • Résultat de recherche d'images pour "mer bretagne grand rocher"

     Le grand rocher

    Un matin de printemps sur les bords de la mer,

    Compose l’harmonie et du bleu et du vert.

    Jouant des éléments, il conçoit l’éphémère,

    D’un rayon de soleil et d’un reste d’hiver.

     

    Le nuage s’étire et prendra mille poses,

    L’océan ravageur semble s’écarteler,

    Déroulant son humeur sur les granités roses,

    Projetant dans les airs un vacarme salé.

     

    La force minérale est là, ce grand rocher,

    Sous le ciel azuré, désireux d’être fier.

    L’écume des marées voudrait bien ébrécher

    Cette folle arrogance et la battre en poussière,

     

    En simples grains de sable, en galets que l’on roule,

    Coucher le front dressé de ce géant de pierre,

    Et puis le déposer par une simple houle,

    A jamais oublié, dans les profonds abers.

     

    Hz


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  • Dogmes   

      

    Des dogmes sont nombreux qui proclament encore

    Un féroce verdict à l’ultime moisson, 

    Comme vociférait un Clovis à Soissons  

    Au crâne fracassé :"souviens-toi de l'amphore !".

       

    Est-ce Dieu, ce bourreau ? L’Éternel oxymore...

    Le juge et l’avocat, il est à l’unisson.  

    Comme il voudra peser mon âme à sa façon,  

    Si sa voix s’adoucit, qu'est ce fouet qu’il arbore? 

      

    S'il me semble parfois lire au creux de ma main, 

    La lente évolution de l'insecte à l'humain,  

    Mille fois mille vies aurais-je déroulées? 

     

    Quand l’automne découvre aux branches du fruitier,

    En la belle récolte deux pommes talées, 

    Condamnes-tu Seigneur l'arbre dans son entier? 

     

      Hz


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  • Noel

    Noël

    Blottis dans un fauteuil et devant l’arbre vert,
    Un petit qui sommeille, un vieillard indulgent,
    Contemplent en rêvant tout l’or et tout l’argent
    D’un manteau scintillant. Le sapin s'est couvert !

     

    Auprès des souliers une crèche rappelle
    À toute humanité que l’amour est divin,
    Qu’il est doux le partage des pains et du vin,
    Quand un chant radieux emplit une chapelle !

     

    Et la promesse vient d’un lendemain joyeux,
    Du rire qui résonne au matin de Noël,
    Quand s’accomplit enfin le miracle éternel
    Et que la preuve est là, juste devant nos yeux !

     

    Pour l’enfant le jouet, le fruit, une étincelle,
    Un moment merveilleux gravé dans sa mémoire.
    Au grand-père à nouveau sera donné de croire,
    En la pâle bougie une flamme chancelle…

     

    Hz


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  • Esméralda

    Sur le parvis de Notre Dame, 

    Esméralda paraît bossue, 

    Rigide comme une massue, 

    Le bras tendu vers le quidam. 

    Et ses haillons comme chiendent 

    Volent aux mauvais vents d’automne, 

    Qui suis-je donc, moi qui m’étonne, 

    A son rire il manque une dent ? 

    Triste princesse a lourde peine, 

    Son pygmalion s’est endormi. 

    A Paris s’écoule la Seine, 

    Au panthéon dort son ami. 

     

    Hz


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  • Les prénoms 

      

    Deux consonnes, trois voyelles 

    Une aimable demoiselle ! 

      

    Trois voyelles, cinq consonnes 

    Font une jolie personne ! 

      

    Trois voyelles deux consonnes 

    Et l’amour en moi résonne 

      

    Cinq consonnes, trois voyelles 

    Et ma vie enfin plus belle 

      

    Deux syllabes font cinq lettres 

    Admirable petit être! 

      

    Huit lettres sont mélangées… 

    Sur mon âme, bien rangées ! 

      

    Ma plume se veut discrète 

    Et n'aura point de sermon 

      

    Des adorables fillettes 

    Vous ne saurez le prénom ! 

     

    (Papa) Hanternoz


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  • Résultat de recherche d'images pour "château de sable"

    Enfance 

      

    Le bel enfant rêveur s'amuse sur la plage, 

    Étourdi de soleil aux vacances d’été. 

    Il rit à pleines dents d’une folle gaieté, 

    Voulant quelques raisons aux formes du nuage ! 

      

    Une pierre émergente est une île sauvage, 

    Un  pirate y réside en grande cruauté, 

    Il garde le trésor que sa férocité, 

    Sut gagner par le sabre au large du rivage ! 

      

    Mais l’océan mouvant recouvre le rocher.

    Les châteaux érigés qu’on ne sait étancher, 

    S'étalent sur le sable en ondes éphémères. 

     

    Ô songes merveilleux d'un âge insouciant, 

    Le vent dans l’univers emporte vos chimères, 

    Et les dépose au pied de l’astre flamboyant.

     

    Hz 


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  •  

    Résultat de recherche d'images pour "arbres troncs tordus"
     

    Les pas perdus

     

    Sur mes sentiers aux pas perdus,

    Jamais le vent ne se repose,

    Les grands arbres aux troncs tordus

    Savent bien témoigner la chose.

     

    Jamais le vent ne se repose,

    Des ombres mornes et bossues

    Savent bien témoigner la chose,

    Aux sombres âmes peu d’issues !

     

    Des ombres mornes et bossues

    Tout au long du chemin morose,

    Aux sombres âmes peu d’issues,

    La lumière à la nuit s’oppose !

     

    Tout au long du chemin morose

    Naissent des gouffres éperdus,

    La lumière à la nuit s’oppose,

    Sur mes sentiers aux pas perdus !

      

     Hz

     

    Mar 9 fév 2010 

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