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12 Avril 2023

Novembre
Novembre tes doigts nus griffent le ciel morose.
Affligeant le lointain, quelque sombre corbeau,
De son cri rauque et laid sonne le glas du beau,
Sur des champs inondés qu'une aube grise arrose.
La nature s'endort, toute sève repose.
Automne moribond, l'hiver sur ton tombeau,
D'une faible clarté, pâle comme un flambeau,
Couche son aile froide et tout se décompose.
Quand le souffle, l’averse, à la morne saison
Enterrent les chemins dans le noir horizon,
Transformant les jardins en affreux marécage,
Comment imaginer un printemps vigoureux,
Une fleur qui naîtra, frêle dans le bocage,
Telle une onde d’espoir sur l’instant douloureux ?
Hz