• Tempête

    Tempête 

     

    Le vent se lève et grogne aux abords de la dune,

    Il colporte l'humeur du maussade horizon. 

    Sa force et sa froidure annoncent la saison 

     Qui voudra toute feuille aux couleurs de la lune ! 

      

    Les atomes des mers volent sur la lagune, 

    Le vacarme des flots devient une oraison. 

    Tempête nous viens-tu, colère sans raison, 

    Ou bien rumines-tu quelque vieille rancune ? 

      

    Sur l’océan vaincu se creusent des sillons 

    Où les monceaux gisants d’épaves, de haillons, 

    Content à l’infini la triste et même histoire. 

      

    Tes drapeaux érigés sont les têtes des morts ! 

    Ô Brutale n’as-tu ni peine ni remords, 

    Et les marins perdus seront-ils ta victoire ?   

     

    Hz

     

    Bretagne, les toits ardoisés de tes maisons robustes ne cèdent pas aux rafales incessantes mais ton littoral après la tempête témoigne de la rudesse des coups portés.

     

    Le Toul an Trez, chalutier de Camaret faisait naufrage, un 24 décembre 1997, prisonnier d’une tempête de force 10 au large de l’Irlande.

    Aucun survivant.

    La campagne de pêche était suivie par des élèves de primaire.

    Ce poème a été rédigé quelques années plus tard.

    Force 10, c’est fort, très fort. Si fort que l’océan lui-même, pourtant si puissant, se fait malmener et subit les conditions extrêmes, sous le joug absolu de la dépression qui passe.

    L’océan vaincu ! 


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