• Le pain du boulanger

    Le pain du boulanger

     

    Le pain du boulanger 

      

    Sa paupière est si lourde et la nuit si présente. 

    Chacun dort bien au chaud mais il faut s’éveiller. 

    Son œil à la fenêtre en quittant l’oreiller 

    Voit dans l’obscurité le matin qui s’invente. 

      

    Que s'apaise le temps, que gronde la tourmente, 

    L’avant de la vitrine il va l’ensoleiller 

    De senteurs, de douceur à nous émerveiller, 

    Son travail est celui qui précède la vente.

      

    La pelle, le calot, la lame et le pétrin,

    Jamais on ne les voit, jamais on ne devine,

    Quand le beurre et le blé nous enflent la narine, 

    Les secrets du fournil cachés comme un écrin.

      

    Mais les croissants dorés, les petits pains câlins 

    Sont bien nés d’une main qui forme la farine.

    Si l’artisan s’endort à présent que l’on dîne, 

    Son rêve nous emporte aux ailes des moulins !

     

    Hz


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