• La fée Morgane

    La fée Morgane 

      

    La plage s’endormait. L’horizon flamboyant 

    Lentement déclinait et se parfumait d’ombre. 

    Le soleil se noyait comme un vaisseau qui sombre 

    Et mourait dans l’éclat d’un instant rougeoyant. 

      

    J’aimais tant ces sentiers à l’heure du couchant. 

    Quand le flot de l’été s’approchait de la dune, 

    Il épousait l’argent pour envoûter la lune ,

    Une vague bruissait qui se voulait un chant. 

      

    Votre main dans la mienne et mon cœur se troublait. 

    Séléné s'invitait en lueur opportune, 

    Sous cet astre si blanc, vous sembliez si brune, 

    Un charme s'étirait dans l’air et me comblait. 

      

    L'aube noire a chassé les cieux illuminés. 

    Les vents ont déversé des plaintes sibilantes, 

    Les rêves qu'on accroche aux étoiles filantes 

    Ont fui loin dans l’espace et sont disséminés. 

      

    Quand mon âme aujourd’hui m’entraine au bord de l’eau, 

    C’est qu’elle aime à pleurer la langueur océane, 

    Où cherchant dans la nuit la divine Morgane, 

    Suit les traces des pas qu’efface le rouleau. 

     

    Hz


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