• Abîme d’enfance

    Abîme d’enfance 



    La tristesse en tes yeux grossit une rivière

    Qui dévale ta joue et tu baisses le front. 

    Courbée en ton chagrin comme par un affront, 

    Tu veux taire un sanglot qui brille à ta paupière. 

      

    Le désespoir s'étend sur ton cœur, tu gémis.

    Il est un océan qui déroule sa lame

    Et cogne mille fois aux rives de ton âme, 

    Des crépuscules noirs aux matins endormis.

      

    Les beaux princes charmants, les fantasques chimères, 

    Les carrosses dorés, les chevaux alezans, 

    Disparaissent soudain quand je vois tes dix ans 

    Chanceler et sombrer dans des larmes amères. 

      

    Sommeille mon enfant, je connais des trésors ! 

    Chargés sur des vaisseaux qui vont lever les voiles, 

    Ils voguent dans la nuit jusqu’au bout des étoiles, 

    Pour peupler l’infini de lumières et d’ors... 

     

    Hz


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